jeudi 16 novembre 2017

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard

J’ai reçu il y a trèèès longtemps (oui, je sais, mais mes chroniques sont tip-top) le dernier roman de Marie-Hélène Branciard : #Jenaipasportéplainte



Et j’ai mis du temps à le lire. Non pas qu’il ne me plaisait pas, mais 1. j’ai une pile à lire qui dépasse l’imagination (si, si, promis) 2. Je voulais être dans une condition parfaite car c’est un petit bijou (si, si).

Ah ? Je l’ai dit ? Et bien oui.
Marie-Hélène a écrit là un petit bijou, au départ une nouvelle, qui est devenu un roman, et un excellent roman.

L’histoire ?

C’est celle de Solün, photographe de presse, qui, après une manif pro « mariage pour tous », va découvrir le corps inanimée d’une femme. A l’hôpital, elle va faire connaissance de ses amis.  Et ensemble, ils vont se lancer à la poursuite de ses agresseurs.
Pendant ce temps, une mystérieuse DJ parle de vengeance.

L’avis de La Muse.

Franchement, c’est un très bon polar. J’ai adoré. D’abord, au niveau de l’histoire, de l’intrigue, très bien ficelée. Ensuite, au niveau de l’écriture : fluide, dynamique, belle. 

Et puis, Marie-Hélène réussit ce magistral tour de force (qui n’est pas donné à tous les écrivains) : le lecteur vit l’aventure, avec ses peurs, ses angoisses, les messages …
Beaucoup de femmes, dans ce magnifique ouvrage, de la souris déglingos (je l’aime bien, celle-là) à la commandante de police.
Beaucoup de respect des droits. Des libertés fondamentales.

Et là, on en parle. Dès la première page. Dès la préface de Marie Van Moere : le viol. C’est dur à entendre, n’est-ce pas ? Et pourtant, il faut l'entendre, pour le combattre. Et parfois, on est en colère aussi. Parce que, oui, c’est un crime, et non, ce n’est pas normal que des femmes n’osent pas porter plainte.

Franchement, un grand bravo à Marie-Hélène Branciard, pour ce polar qui tient en haleine jusqu’au bout grâce à la force et à la puissance de ces mots.


La Muse,
persuadée qu'on peut changer le Monde
avec la puissance des mots.


Marie-Hélène Branciard sera au salon des livres en Beaujolais, à Arnas, le dimanche 19 novembre 2017.


Informations supplémentaires données par l'auteure

COMMENT EST NÉ LE POLAR #JENAIPASPORTÉPLAINTE 

Le hashtag #jenaipasportéplainte (#ididnotreport en anglais) a été lancé sur Twitter en 2012. Initié par des féministes anglaises il a été repris par des milliers de femmes, victimes de viol, qui expliquaient en 140 caractères les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas porté plainte : parce que c’était un membre de la famille, parce qu’elles avaient trop bu ou encore parce que leurs parents les en dissuadaient…
Le polar #Jenaipasportéplainte est né du choc reçu à la lecture de ces témoignages. Quelques temps auparavant, j’avais démarré une nouvelle qui racontait l’histoire d’une jeune femme essayant de se reconstruire après un viol. J’ai décidé de la réécrire en intégrant ce hashtag ainsi que d’autres témoignages et en mettant en valeur la chaîne de solidarité magnifique qui s’était mise en place. De fil en aiguille, j’ai créé de nouveaux personnages, une histoire plus complexe : la nouvelle est devenue un roman…

#Jenaipasportéplainte  Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 17,50 € – Septembre 2016 – Éditions du Poutan.

RÉSUMÉ
PARIS, PLACE DE LA NATION... Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses amis et se lance avec eux à la poursuite des
agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide…
Les oiseaux noirs de Twitter et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création.